Macron : forfait contre les musées

Publié dans Riposte Laïque

 

On se souvient de Georges Pompidou citant Paul Éluard au cours d’une conférence de presse, on ne saurait attendre tel à-propos de notre immature hôte provisoire de l’Élysée, ni d’une majeure partie de la classe politique issue de formations scolaires détournées de la culture. Signe des temps, ces gens qui se gargarisent de parler le sabir impérialiste, ce globish marqueur de la servitude écolo-libérale ou économico-libertaire, ont perdu tout lien réel, sensible, vibrant avec la nation. La France est au monde par son dialogue constant avec l’art, nulle nation plus que la nôtre n’a entretenu de liaison aussi intime avec cette extrême finalité de l’homme.

Emmanuel Macron, ci-devant président, toujours à l’affut d’un mauvais coup contre la France, a exposé son intention d’amputer de 26 objets les collections africaines de nos musées.

Ce forfait ne serait que le premier d’autres prélèvements devant aboutir à terme à l’élimination de notre patrimoine culturel et scientifique ayant trait à l’Afrique ancienne. Pour empêcher l’arbitraire des décisions politiques, la loi française a fixé le principe de l’inaliénabilité des collections muséales publiques ; exprimant cette volonté de passer outre, Emmanuel Macron renoue avec une pratique totalitaire : le fait du prince.

Cette nouvelle provocation de monsieur Macron contre la culture en France s’inscrit dans sa démarche constante de dénigrement de la France, de soutien au « parti de l’étranger » et de la soumission aux folies sociétales de la gauche.

Par minable peur ou complicité objective, aucun parti n’a encore réagi à ce crime, pourtant les arguments ne manquent pas.  Voici ce que l’on aurait aimé entendre dans la bouche de responsables politiques que l’on croyait attachés à la France, à son œuvre, à son renom, à son influence, voici quelques vérités concernant les collections africaines conservées dans les musées français.

– Le droit international est clair ; la propriété de ces objets par notre pays est légale car elle ne provient pas de captures militaires après 1899 (convention de La Haye) et respecte les engagements contractés lors des indépendances des anciennes colonies ;

– Ces objets n’étaient pour la plupart pas considérés comme des œuvres d’art ou des témoignages historiques par les populations africaines de l’époque, ou même par les pouvoirs politiques présents au moment de la colonisation. C’est l’analyse européenne, et principalement française, qui a détecté, au sens occidental, que ces objets avaient des caractéristiques permettant de les identifier comme « œuvres d’art » ;

C’est en France, après une phase curieuse ou ethnographique, grâce notamment au mouvement surréaliste, que ces œuvres entrent dans la conscience collective comme universelles ;

– En Afrique, la revendication de « retour » est un fait récent mis en œuvre médiatiquement par des élites africaines, occidentalisées, vivant en Europe ou aux États-Unis, largement instrumentalisées soit par les milieux mondialistes de gauche, soit par des forces politiques et économiques ne se préoccupant que de la réduction de l’influence française en Afrique. Les visées de ces belles âmes ne sont donc pas culturelles ;

En France, cette revendication de la « restitution » est une demande ancienne de la gauche, toujours prompte à dépouiller la France, augmentée ces temps-ci d’une repentance névrotique et d’une cécité mémorielle. Des organisations racistes et séditieuses sont à l’origine du regain actuel. Là aussi, le volet culturel est un alibi pour des objectifs de basse politique intérieure ;

– Les ressources financières et les moyens humains dont disposent les États africains, l’instabilité économique et politique de l’Afrique depuis 1960, induisent que ces œuvres seraient aujourd’hui disparues ou oubliées sans la conservation et l’étude menées par des scientifiques français, à la demande de notre nation et grâce à son financement ;

L’état actuel des musées africains, pourtant sous perfusion financière de la France et des organisations internationales financées par les Occidentaux, ne permet pas la réception de ces œuvres et leur entretien, ni même ne peut assurer leur garde. De nombreux exemples d’incurie, de vols ou de destructions volontaires à argument religieux attestent du danger que ces objets, appartenant à l’Histoire du monde, soient détruits ou captés par des oligarques ;

– La France, première destination touristique mondiale, offre à ces œuvres une visibilité qu’elles n’auraient pas en Afrique ; elles sont exposées et conservées dans des conditions optimales que permet l’excellence française dans ce domaine.

Ces objets appartiennent à la France qui en est la dépositaire soigneuse, au nom des principes les plus élevés de sa culture nationale et d’événements politiques inamovibles.

L’Histoire est passée, douloureuse et rude, elle laisse des traces dans les inconscients collectifs ; pour avoir été colonisé, il faut avoir été colonisable, c’est ainsi et nul n’a le pouvoir de réécrire le passé.

Renoncer, ne serait-ce qu’à une seule de ces œuvres, dans ce contexte et de cette manière, c’est acter le début de la mort de notre nation, c’est faciliter et justifier l’autre forfait en cours d’élaboration, la perte du siège de la France au Conseil de sécurité des Nations unies.

Au lieu d’être debout, la France se couche pour mourir.

Une fac bloquée et un collège de latinistes, Toulouse printemps 2018.

Paru dans Riposte Laïque.

 

 

 

Toulouse, printemps 2018, l’Université du Mirail, est bloquée par quelques gauchistes crasseux, frayant avec des antifa haineux ; des basanés, certains barbus, pourvoient en remontants : il faut tenir, luttes décloisonnées !

L’intolérance de ces adolescents attardés est dramatique, leur inculture politique et historique insupportable, leurs certitudes dogmatiques effrayantes ; rien, jamais une étincelle de doute, l’intelligence bafouée à chaque mot. Rebelles soumis à toutes les modes, surtout celles des cinglés LGBT, féministes, végans, enfin tout ce que la côte ouest des Etats-Unis produit de dingueries sociétales.

Face à eux le pouvoir cède, limoge le président de l’université coupable d’avoir voulu organiser mieux l’université, fédérer les énergies … et remettre tout le monde au travail, impensable !

Les sœurs ennemies, Bordeaux, Montpellier, villes deux fois plus petites, progressent ; Toulouse n’aura pas le label Idex.

Dés le jeudi soir et pour 3 nuits, ils sont des milliers à déambuler bruyamment, passant de bar en bar, alléchés par les promos « petite, montre ton string, et c’est gratos pour toi » ; la tète à l’envers, le cœur chancelant, l’espoir juvénile à déserté.

Toulouse, ville estudiantine, éducation en baisse, festif en hausse.

Lycée Galliéni, tout neuf, tout beau, presque 100 million d’euro ; malmenée, impropre à sortir de ses mythes, l’équipe éducative continue d’exhorter au vivre ensemble, « il faut davantage de moyens ! » ; on baisse les têtes dans les couloirs, on ferme les yeux ; 15 % des élèves sont connus défavorablement, comme l’on dit, margaritas ante porcos.

Un autre lycée, plus au centre, une professoresse jubile, elle va, après des années de combats opiniâtres, de dossiers administratifs, de pressions médiatiques, d’efforts partagés, enfin avoir « sa » classe de Français.

Elle est sourde et muette ; on attend le pilote manchot, conducteur d’A380 avec les dents.

Personne n’a eu le courage de dire que c’était anormal et débile ! La volonté individuelle de cette femme, le renversement de son destin personnel doit effacer les réalités, les bonnes âmes sociale-démocrates se pâment ; verrou détruit, progrès, victoire contre le méchant pouvoir et la société inhumaine. L’individu est tout, l’intérêt collectif une insanité !

Négation totale de la relation professeur/élève, le savoir déjà rejeté au plus loin de l’apprenant, devient subalterne, ce qui compte c’est l’imagerie ambiante ; à quand la notation des profs par acclamation des soviets de parents ?

Enfin, terminons notre ballade dans l’Education nationale à Toulouse, dans un petit collège proche du centre-ville, qui détient, sans doute, le record national du nombre de latinistes ; pourtant le tiers des ses élèves vient de cités où la diversité s’exprime largement, le plus souvent, par autre chose que l’excellence scolaire. La moitié des élèves de 5ème brave les déclinaisons et les moqueries des petits caïds ; au total, sur toutes les classes du collège, c’est plus d’un élève sur trois qui découvre, au travers du grec et du latin, les origines de notre langue et de notre civilisation. Cette porte d’entrée – de fuite – n’a pas échappé à quelques jolies Aïcha qui ont choisi la voie de l’école et de la culture pour prendre en main leur avenir ; il y aussi Ahmed, l’incollable en mythologie, et le malin Yacine qui sait déjà mettre un mot en latin dans ses rédactions.

Après tout l’assimilation par le latin fit de l’Africa une province prolixe de l’Empire.

Cet équilibre rare pourrait être remis en cause l’an prochain par le déversement dans ce collège exemplaire d’éléments provenant de la fermeture d’un établissement en REP (ex ZEP) ; c’est ainsi que les digues se rompent.

Toulouse, printemps 2018, un jeune thésard du LAAS remporte trois prix ; le meilleur du savoir le dispute au pire de l’idéologie.

Ec = 1/2 m v²

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Triumph Bonneville modèle 1961

Il y a fort longtemps je fus arrêté par un gendarme pour excès de vitesse en ces temps reculés, point de radar mais le nez et l’habitude du moustachu à képi, chevauchant une Bonnie qui n’était même pas la mienne – les enfants peuvent continuer à lire, il s’agit d’une motocyclette mythique–  à plus de cent kilomètre heure dans une rue de Carnon-Plage. Bon d’accord c’est beaucoup, mais autre temps autres mœurs. Le représentant de la Loi attendit patiemment bras croisés et jambes écartées, que j’enlève, mes gants, que je repousse mes lunettes d’aviateurs sur mon bol  – un Altus, s’il vous plait – que je l’ôte et que je le salue, avec toute la courtoisie que ma bonne éducation m’avait enseigné et mon instinct perfide conseillé.

« Papiers siouplait jeune homme » aussitôt je remarquai un net accent pied-noir qui, je ne sais pourquoi, me fit retrouver le mien «  voilà, tout est là en règle » dis-je en tendant pêle-mêle assurance, carte-grise, carte d’identité et permis ; le gendarme avait la cinquantaine joviale et semblait être de bonne composition, « pas à vous la moto ? », le propriétaire s’appelait Perez, autan dire que cela interpella notre homme d’autant que mon phrasé confirmait son doute : « t’es d’où ? ». La suite s’annonçait bien.

C’est alors qu’une espèce de pet’ sec du type français de France, tête-à-claque, s’approchât, l’autre s’écartât, une barrette de plus sur l’épaule ça change tout, il se saisit de mon papier rose :

– il n’est pas français

– non monsieur, camerounais

– ici il faut un permis français

– je ne crois pas il a le format international (on disait 3 volets)

– tu as ta carte d’identité

– vous l’avez, dis-je en lui montrant mon document consulaire

– hum, là que tu habites ? (bien sur ducon je suis venu ce matin en moto de Tananarive !)

– peut être encore, mais je vais peut être rester en métropole cet hiver

– c’est pas la même adresse que sur ton permis

– c’est celle actuelle de mes parents, l’autre c‘est celle de Yaoundé quand j’ai eu le permis

– ils ne sont pas français

– mon père travaille pour les Nations Unies (en Afrique c’était un sésame imparable)

– nationalité ?

Il m’énervait passablement aussi j’ai cherché rapidement ce que je pourrais dire qui lui montre l’idiotie de sa question :

– il a fait le débarquement de Saint-Tropez en 44

– dans la coloniale ! (mais non ducondeux c’était un rallye avec les boy-scouts de Neuilly)

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dans la plaine de Cuers

Exaspéré et dépité il allait me rendre mes papiers, lorsqu’il me demanda mon âge

– 17 ans et 4 mois

– c’est un permis « B »

– « un quoi ? » dis-je d’une petite voix la plus apaisante possible

– un permis voiture

– vous savez en Afrique …

– ici c’est la France et les Lois sont françaises

– mais j’ai aussi le « A »

– hum, qui me dit qu’il est vrai

– il y a un tampon

– nous allons le garder et ta mère viendra s’expliquer

– elle est à 12 000 kilomètres

– ça c’est du Tribunal !

Son air ravi contrastait avec la mine attristé du sergent Garcia qui obtint malgré tout que je puisse repartir en conduisant.

 

Quelques mois plus tard je quittais Grenoble à l’heure où blanchi la campagne pour me rendre à la convocation du Juge.

J’arrivais au moment ou le greffier appelait mon nom, et c’est donc harnaché de cuir, en botte, casque à la main, ébouriffé et le visage glacé que je me présentais à la barre.

– vous venez d’où comme cela ?

– Grenoble

– « vous êtes parti tôt » ; était-ce une question ou une affirmation ?

– je ne voulais pas vous faire attendre

– nous n’aurions pas attendu ; remettez-vous ; vous avez roulé vite ?

– je pu enfin regarder la salle, ma virile assurance fondis, je prenais conscience de la solennité du lieu, du pouvoir de l’homme qui me questionnait, des conséquences de mes réponses ; mais on n’est pas sérieux lorsqu’on a 17 ans …

– ce qu’il faut pour être à l’heure

– en partant bien en avance n’est-ce pas ?

– bien sur monsieur le Juge

– en pleine nuit donc, en moto sous la neige … Je restais coi.

Bien que « l’audience » ait déjà commencé il fit un signe au greffier qui rappela l’affaire, le rituel achevé, le Juge qui discutait avec son assesseur, repris la parole.

 

– ainsi vos parents ne sont pas là et ils n’ont pas jugé opportun de vous faire représenter par un avocat

– mes parents n’ont pas été prévenus apparemment

– vous ne l’avez pas fait ?

– je pensais que c’était La Justice qui le ferait

Son plissement de paupière, visible de moi seul,  m’en dit long sur la crédibilité qu’il accordait à ma réponse.

 

– vous allez donc assurer votre défense seul

– « je suis habitué à répondre de mes actes » ; non seulement on n’est pas sérieux à 17 ans, mais on est aussi très con, j’eu pourtant l’impression que cela sonnait bien ; c’était surtout assez loin de la réalité, mais s’il l’avait relevé je me sentais prés à lui parler de la méthode Freinet des écoles de mon enfance. Ce ne fut pas nécessaire :

– « prévenu, avocat, condamné » ce jeune homme a de l’ambition, dit-il à la cantonade

– dans les rires j’hasardais : « pour le dernier cela dépend de vous »

-En effet ! Vous roulez toujours vite ?

– oui

– pourquoi, vous êtes toujours pressé

– non c’est une habitude

– depuis longtemps

Aie ! Comment lui dire qu’à 14 ans je faisais déjà le tour du mont Fébé en 4L avec ma copine, pouvait-il seulement penser la liberté dont nous jouissions en Afrique ?

– C’est venu peu à peu avec mon expérience

– ancienne ?

Aie ! Il était malin.

– Je fais attention, j’ai de bons réflexes

– Vous conduisez depuis quand ?

– 2, 3 ans

– ou plus ; et depuis tout ce temps là vous n’avez pas pu comprendre que cela était dangereux ?

– je n’ai jamais eu d’accident

– jusqu’au jour où cela arrivera

– je connais mes limites

– et celles des autres vous les connaissez ? La mauvaise réaction par la peur que vous engendrez en doublant trop prés …

– quand on conduit vite il y a une sorte de pré-conscience de ces choses là

– tient le mysticisme de la route, on ne me l’avait jamais sortie celle-là

– je veux dire qu’on est totalement dans la conduite, qu’on perçoit tout autour

– et si cela avait été gosse qui avait traversé la route, au lieu d’un gendarme

– votre gendarme est sortit de derrière son mur comme pandore de sa boîte, je ne l’ai pas écrasé vôtre gendarme, alors vous pensez pour un petit

– un enfant se voit moins

– mais c’est plus vif

Il prit le parti d’en sourire.

 

L’assesseur pris le relais pour un savon en bonne et due forme que le Juge n’avait sans doute pas envie de me faire aussi amusé qu’il l’était, ou qu’il avait déjà fait deux fois dans la matinée. Il fut question de respect de la Loi, de mon permis inacceptable puisque je n’avais pas l’âge requis pour conduire des automobiles en France –ni du reste en Afrique – et enfin de l’obligation d’assurer le contrôle de son véhicule à tout instant et de pouvoir l’arrêter dans la seconde.  « Dans la seconde » répéta-t-il deux fois pesamment.

– Le Juge opinait, mais je cru déceler comme de la lassitude, éclairée d’une attente …

-Qu’avez-vous à répondre jeune homme

– Ec = 1/2 m v²

– pardon ?

– l’énergie est égale à la moitié de la masse par le carré de la vitesse

– merci pour le rappel de physique de seconde

– je veux dire qui si comme le veut le code de la route un conducteur doit être à tout instant capable de stopper net son véhicule cela impose qu’il puisse dissiper en 1/ 100 ou 1/100 000 de seconde toute l’énergie induite par la vitesse et la masse .

J’ai dis cela sans provocation et il eu de la difficulté à réprimer une joyeuseté retrouvée ; c’était son quart d’heure de détente et moi celui d’une petite gloire publique.

– intéressant, concluez

– le facteur temps étant par définition incompressible et par attendu égal à 0, cela veut dire qu’il faut que la masse soit nulle, autrement dit qu’il n’y ait pas de véhicule.

– ce jeune homme est bien savant, mais pas encore assez dit-il en se tournant vers le greffier, puis à la limite de l’hilarité, se tournant vers moi « une suite ? »

– oui monsieur le Juge, si la masse n’est pas égale à 0 c’est la vitesse qui doit l’être

Il prit le temps de réfléchir, regarda la salle et les autres affaires à venir, les autres justiciables, les avocats tassés sur leur bancs ou s’agitant comme des corbeaux aux fond de la salle décatie …

– Et bien vous avez jugé vous-même, puisque véhicule il y a,  il doit demeurer à l’arrêt jusqu’à ce que vous repassiez un permis un peu plus fiable.

– le « B » je comprends mais mon « A » ?

– disons que vous le conservez au bénéfice du doute, mais ne tardez pas à vous inscrire.

 

C’est ce jour-là que j’ai compris ce que voulais dire cette expression entendue quelques fois : justice de classe.

 

Rien n’a changé aujourd’hui, au contraire, seule la classe n’est pas la même.

La classe sociale de ces juges cultivés, bourgeois, bienveillants, masculins, bien dans leur peau, à laissé la place son exact contraire. Ces hommes n’étaient ni des redresseurs de tords, ni des auxiliaires des débats politiques, leur mansuétude était simplement humaine, sachant et différenciant ce qui relève des luttes sociétales et ce qui est le propre de la Justice ils pouvaient rendre celle-ci, légitimement,  « Au Nom du Peuple Français ». Cette mention si puissante, notre SPQR, qui n’a de sens qu’en vertu de notre délégation est aujourd’hui dévoyée et nul citoyen ne se reconnaît désormais dans les décisions de Justice.

J’oubliai, ce qui à changé aussi c’est la classe tout court, comme disait Aldo Maccione.

 

O tempora, o mores

 

La gangrène atteint la tête.

En une vingtaine d’années, de moyen, puis de but, enfin de roi, l’argent est passé au statut de drogue ultime ; qui corrompt , enchaine et détruit.

Ainsi la télé officielle du post-modernisme mercantile nous apprend que l’université d’Oxford  viens de « lever »  – anglicisme détestable – 750 million de Livres (>850 million d’€uro). 
Au total ce sont des milliards que les universités britanniques ont du emprunter, parce que c’est de cela qu’il s’agit, l’état ne finance plus.

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Quel indépendance sera la sienne, lorsque 3, 4 ou 5 de ces apports de fonds seront accumulés et que le remboursement ne pourra avoir lieu ? qui achètera alors la dette, en échange de quoi ? 

Diplôme pour les protégés, puis droit de regard sur les enseignements et enfin choix des professeurs : cela en sera fini du mécanisme qui depuis le moyen-age faisait l’excellence de la pensée anglaise et européenne, car, n’en doutons pas, les autres universités du vieux continent devront se soumettre aussi, à cause de la différence de moyens à court terme induit par ce type de financement.

Les ravages de la Belkacem.

Durant le bastringue médiatique, la destruction de la nation, de son organisation sociale, de son État continue ; à marche forcée. Première de la classe, la tête à claques, la ninja belle-casseuse met les bouchées doubles. Petit exemple illustré par ce conte :

Il était une fois, dans un quartier d’une ville très socialiste, très rose, un gentil petit collège dans un gentil quartier du centre. Rien de folichon, pas d’élitisme, mais une gestion rigoureuse, presque rigoriste, un gentil collège bien tenu où les choses litigieuses se règlent le plus intelligemment du monde.

Un gros tiers des parents d’élèves étaient des cadres moyens, qui se jaugeaient avec un autre tiers de bobo patentés ; à part, dans un crissement de voiles, le reste venait d’un quartier voisin ou l’appel du muezzin ne cesse que pour les cris des chouffeurs ; bref, un certain équilibre qui permettait un taux de réussite au brevet de 99 % !

Petite particularité, qui éclaire la suite du conte : ce collège détient, sans doute, le record national du nombre de latinistes en cinquième : plus du tiers, malgré tous les efforts de découragement engagés.

À quelques kilomètres, deux collèges, assez récents mais dégradés, mouroirs des illusions de dizaines de profs gauchisants, « vilains » établissements de ghettos devenus ingérables, incapables de dispenser le moindre savoir : vous pensez, venant de koufars femelles… La solution miracle fut trouvée : ils devaient êtres démantelés, comme la jungle de Calais, avec ses bourgeois enchaînés : cachez cette réalité qui ne doit pas exister dans notre monde Terra Nova !

Seulement voilà, depuis quelque temps, les manants sont remontés, ils ne daignent plus obéir aux injonctions des sachants et une résistance au beau projet s’exprima, même de la part du principal, pourtant très dans le « consensuel », « bien vivre ensemble », « pas d’amalgame » et toutes ces fariboles de serpents à sornettes.

Alors il fallut imposer la soumission à saint Progrès ; le recteur ne fit pas appel à Soros, mais l’esprit y était : il fallut revoter !

Suivirent les vexations, les menaces ciblées sur les plus faibles, le chantage à la DRH, l’appel aux alliés : fédération de parents d’élèves, association d’intervenants socio-culs, enfin tout le tintouin de la social-démocratie totalitaire. L’article dans la feuille de chou pétainiste locale fut un modèle de propagande, présentant le corps enseignant comme unanimement rangé derrière le magnifique projet multiculturel, ouvert sur l’Autre, qui ne peut être que migrant, musulman…

Le conseil général suggéra de mettre des mini-bus à disposition afin que des élèves stigmatisés, subissant l’inadaptation d’un système scolaire favorisant les petits blondinets, puissent aller dans des collèges normaux !

Épilogue du conte, ici comme partout au royaume de Najat ? Les bourgeois, que dans le sabir local on dirait « embusqués », parlent déjà de « mettre » leurs enfants autre part mais, carte scolaire oblige, cet ailleurs tranquille et propice sera un collège privé ; Fillon et Macron n’ont plus rien à ravager de ce côté, Najat l’a fait pour eux.

Avons-nous choisi de parler de l’islam ?

De-ci de-là l’on nous reproche de ne parler que de l’islam, nous serions des mono maniaques, vaguement délirants et, de ce fait, nos propos seraient  de peu d’importance.

C’est vrai que nous en parlons beaucoup, que parfois cela empoisonne nos vies, mais enfin, est-ce notre faute si l’expansion de l’islam est une conquête militaire brutale, violente, sanguinaire, par le feu et le sabre, avons-nous tord de le dire et le redire face aux dissimulations des propagandistes ;

est-ce notre faute si la sémillante Bagdad et la paisible Andalousie sont des mensonges que tout vient contredire ;

est-ce notre faute à nous si du Nigeria à la Birmanie, d’Ankara à Bali, l’islam est sans cesse associé à des atrocités ;

est-ce notre faute si les musulmans se sont toujours comportés comme des prédateurs ;

est-ce notre faute si le plus riche état à population musulmane est la dernière monarchie absolue de la planète, un état théocratique musulman et si son drapeau comporte ces mots (chahada)  » Il n’y a nulle autre divinité qui mérite d’être adorer si ce n’est Allah, Mahomet est son prophète » … et un sabre ;

Croyez-vous que nous n’aurions pas préférer ne jamais avoir à évoquer des enfants assassinés, des priants massacrés, des exactions qui semblent sans fin et sans âge ; croyez-vous que les vidéo d’égorgements nous ravissent, ou la vue des corps démembrés des petites non-musulmanes récalcitrantes.

Croyez-vous que nous ne souhaiterions pas croire Messieurs Messaoui ou Boubakeur ?

Est-ce notre faute si a longueur de faits divers ce sont des musulmans qui sont du coté des coupables, si des récriminations incessantes lassent les plus tolérants d’entre nous ; sommes-nous donc responsables de voir toujours des musulmans du coté de ceux qui exigent sans raison ni contrepartie, incapables du moindre remerciement, d’une gratitude exprimée ;

est-ce notre faute si Averroès est l’unique référence pour 14 siècles face aux milliers de penseurs chrétiens ou asiatiques des mêmes temps, sommes-nous coupables de dire que cet homme fut marqué par le judaïsme au point de mourir exilé ;

aussi coupables de rappeler que la prospérité des contrées musulmanes provient de l’antérieur antique, ou plus tard, une fois consommé ce patrimoine, des rapines, des razzias et de l’esclavage des peuples envahis mais industrieux ;

est-ce notre faute ou celle du hasard si le sous-développement des zones dominées par l’islam intervient lorsque l’occident lassé met fin au piratage, aux incursions meurtrières, au rançonnement.

Croyez-vous qu’à choisir nous aurions rejeté une autre histoire, celle de Berbères, de Haoussas, de Syriaques, de Mongols, de Perses poursuivant de concert avec l’occident ou la Chine un développement en relations articulées, au sein d’une trajectoire propre à assurer leur survie culturelle. Comme le monde à perdu par leur dissipation, et eux qu’ont-ils gagné dans ces siècles d’obscurantisme renfermés et malsains, eux qui venaient, comme nous, d’un fond millénaire et riche de promesses. Pourtant ces peuples colonisés, phagocytés, martyrisés, auraient pu aussi, si l’islam ne les avait entravés, concourir à la connaissance du monde.

C’est un génois qui est allé à l’ouest découvrir l’Amérique, un français vers le nord remonter le Saint-Laurent, un portugais qui a fait le tour de l’Afrique, un vénitien jusqu’en Chine et un américain sur la lune, aucun n’était musulman.

Nous n’avons rien volé, ni la pénicilline, ni le transistor, ni la pasteurisation, ni l’aluminium, non plus que Verdi, Molière, Kant ; Méliès, Newton, Macaroni, Mendeleïev, Cervantès et Thomas d’Aquin, Raphaël et Mozart ; sommes –nous donc fautifs d’avoir inventé le monde de l’abondance, de l’Art et de la liberté.

Nous comprenons le sentiment de frustration et le complexe d’infériorité que ces vérités induisent, c’est probablement insupportable d’être les soumis d’un maître médiocre et vain ; c’est pourquoi nous invitons chaque jour -que dieu ne fait pas- les musulmans à s’émanciper de ce fardeau nommé islam.

14 siècles d’échecs, n’est-ce pas assez pour comprendre que le fond est mauvais et porte la responsabilité des malheurs et des insuffisances des musulmans ?

Et vous les zélateurs occidentaux de ce tragique accident de l’évolution intellectuelle du monde, allez-vous encore longtemps ressasser vos rengaines et ânonner votre credo victimaire ou différentialiste ?

Nous nous trompons, affirmez-vous, pourtant l’on voit de plus en plus que vos motivations sont ailleurs, alors vous acharnez avec la vigueur de ceux qui lâchent prise, frappant plus fort sur les clairvoyants, pour tenter de rompre notre lien culturel, ce fil qui nous relie à 100 générations de pensées et de travail. Parce qu’il est là votre dessein, ce désir maladif du nouvel homme,  dangereux démiurges dérangés de votre impuissance à vivre.

Nous nous trompons, mais nous sommes des millions aujourd’hui a échapper au piège de notre culpabilisation qui voudrait imposer le mythe d’un islam religion. Vous n’y pouvez plus rien, nous savons désormais que de paix et d’amour, l’islam n’en à pas, ni pour lui ni pour les autres, pas plus que de spiritualité sincère et émancipatrice.

Ses ouailles les plus tranquilles, sont conditionnées à devenir enragées comme le montrent les images, pourtant expurgées, de média pourtant complaisants. L’islam est une secte mortifère qui s’appuie sur une idéologie totalitaire ; tout l’indique, l’endoctrinement des enfants, les appels au séparatisme, le poids de la fausse stigmatisation et de la vraie paranoïa ; être musulman c’est subir, toute sa vie, dans tous ses instants, un rituel contraignant sans but autre que d’asservir, une récitation sans fin de phrases simplistes ou alors absconses, c’est exister dans un fatras castrateur d’obligations déraisonnables et déstructurantes, sous le regard constant des autres musulmans inquisiteurs pesants. Un musulman a le malheur dés sa naissance d’être prisonnier et geôlier d’une prison mentale, d’un univers stérile ou la faute, le manquement sont forcement à l’extérieur de l’islam.

 

Je vous assure que nous aimerions parler d’autre chose, mais voilà, bientôt il sera trop tard et nous ne parlerons plus, de rien, sauf de leur gourou inculte et caractériel.

Non je ne fermerais pas le livre de Platon, de Cicéron, de Montesquieu, ou de De Gaulle, je ne baisserais pas les yeux devant l’indécente stupidité et je ne me convertirai pas.

Je sais que cela débouche sur une épreuve de force qui s’achèvera au mieux par un divorce au pire dans la violence.

Vous l’apprendrez vous aussi.